Religion Romaine
La religion romaine est une religion polythéiste (en opposition au monothéisme). Les romains croient en un certain nombre de puissances divines (= puissances surhumaines), les dieux. Ces dieux sont « spécialisés » : ils peuvent avoir une puissance topique (par rapport à un lieu) comme Jupiter Capitolin (de la colline Capitole) ou le dieu grec Zeus Olympien. Mais ils peuvent avoir également une spécialité dite fonctionnelle, comme Mars qui est le « dieu de la Défense » (défense aussi bien militaire que défense des récoltes contre les insectes). Pour les romains, les dieux sont dans le monde (le Cosmos), ils sont avec eux : ils sont soit aériens, dans l'air, soit ils sont certains astres (aux yeux des romains, le mouvement circulaire (des astres) est \éternel et donc divin. Ce qui explique aussi la forte importance de l'astrologie à l'époque antique).La puissance des dieux inquiète, il faut donc vivre en bonne entente avec eux, en reconnaissant leur supériorité, et donc en leur rendant un culte par les rites. La religion est simplement de la « diplomatie » avec les dieux : on recherche la paix des dieux. La finalité du culte est ni personnelle, ni dans un au-delà, mais elle est collective et terrestre. La religio est l'ensemble des pratiques rituelles civiques qui ne vise que le bien-être de la Cité.
La religio romaine
Tous les aspects mystiques, théologiques ou d'adoration ne sont que des superstitions aux yeux des romains.
La religio est ce qui concerne les romains et leurs dieux. Cicéron disait « chaque cité à ses dieux, et nous, les nôtres ».
Les romains ne s'imaginent pas leurs dieux supérieurs, mais ils s'enorgueillissaient d'être les meilleurs pour les rites. La pietas c'est réussir le rite (ou sacrifice) parfait : pour cela il faut souvent recommencer le rite pour qu'il soit « administrer » de manière parfaite pour ne pas froisser le dieu (il existe des exemples de rites recommencer un trentaine de fois de suite par des magistrats de grande pietas).
Le calendrier romain est divisé en jours fastes et jours néfastes:
Tous les prêtres sont cooptés et font partie de l'élite patricio-plébéienne (chevaliers et souvent sénateurs et donc magistrats).
Le contraire de religio (qui concerne le domaine publique) est superstitio (qui concerne le domaine privé) : l'athéisme n'existe pas. Les citoyens n'ont pas le droit de rendre sans convocation un culte à un dieu public. Crainte et Amour des dieux n'est que pure superstitio : ce n'est pas un comportement civique. « La religio est un mérite, la superstitio est une faiblesse », Cicéron.
Les Bacchanales (186 av. J.-C.) est une grave affaire religieuse : un culte secret est rendu à Bacchus (le vin coule à flôt!) par plusieurs personnes. C'est un crime ce « contre-Cité » de « Cité à l'intérieur de la Cité » par une vénération privée à un dieu, car la Cité est un « corpus » de dieux et ces dieux sont la Cité (le culte privé est impossible). Les « criminels » ont été durement réprimés.La religion officielle de la Cité
Il s'agit d'un culte officiel : la pratique cultuelle dépend du statut juridique et seule la cité peut autoriser ou interdire un dieu (les romains ont repris comme dieux civiques un certain nombre de dieux grecs ou orientaux).
« La religio c'est la justice envers les dieux et envers les morts » : par ces mots, Cicéron comprend le mot justice (du latin jus, devoir moral) comme un devoir moral pour que les dieux leur fichent la paix.
Jupiter Capitolin fait partie de la triade romaine avec Junon et Minerve : ce sont eux auxquels on rend le plus de cultes. Mais un nombre conséquent d'autres dieux se voient voués un culte, à tel point que parfois les romains ne connaissent plus le sexe de certaines divinités, ou encore, ils continuent parfois à pratiquer des rites dont ils ne souviennent plus les significations. La pratique des rites vise avant tout l'efficacité recherchée.Les cultes des autres religions
Le fonctionnement de la religion civique romaine
Le temps des dieux
Jusqu'en 45 av. J.-C. la qualité des jours était annoncée seulement un mois avant, car le calendrier était compliqué (calendrier de 355 jours/an donc, tous les 2 ans était rajouté un mois de 20-22 jours. Jules César simplifie ce calendrier en 45 av. J.-C. en adoptant le calendrier égyptien, c'est le calendrier julien).L'espace des dieux
Les rites pour les dieux
L'avis des dieux
Les prêtres des dieux
Superstitio et pietas
Superstitio






