Écologie
L'écologie est la science qui étudie les interactions de toutes natures qui existent entre les êtres vivants et leur milieu.Le terme écologie vient de oikos (maison, habitat) et logos (science) : c'est la science de la maison , de l'habitat. Il fut inventé en 1866 par Ernst Haeckel, biologiste allemand pro darwiniste. Dans son ouvrage "Morphologie générale des organismes", il la désignait par ce terme :
- la science des relations des organismes avec le monde environnant, c'est-à-dire, dans un sens large, la science des conditions d'existence.
Un des premiers écologues pourrait être Aristote qui s'est intéressé à de nombreux animaux. Il fut suivi par de nombreux naturalistes, tels que Buffon ou Linné, dont les travaux sont parfois considérés comme les prémices de l'écologie moderne.
Au cours du XVIIIe et au début du XIXe siècle, les grandes puissances maritimes, telles que la France ou l'Allemagne, firent de nombreuses expéditions pour explorer le monde, développer le commerce maritime avec d'autres pays, découvrir de nouvelles ressources naturelles ainsi qu'en faire l'inventaire. Au début du XVIIIe, environ 20 000 espèces végétales étaient connues, contre 40 000 au début du XIXe et presque 400 000 aujourd'hui.
A ces expéditions se joignirent de nombreux scientifiques, en particulier des botanistes, tel que l'explorateur allemand Alexander von Humboldt. On considère souvent Alexander von Humboldt comme le précurseur véritable de l'écologie. Il entreprit, le premier, d'étudier les relations entre l'environnement et les organismes. Il mit en évidence la relation existant entre les espèces végétales observées et les climats, décrivit les zonations de végétation avec la latitude ou l'altitude, ce qu'on appela la géobotanique.
En 1804 par exemple, il rapporte une quantité impressionnante d'espèces, en particulier des végétaux, dont il cherche à expliquer la distribution géographique en s'appuyant sur les données géologiques. Un ouvrage célèbre de Humbold est l'essai sur la géographie des plantes (1805).
D'autres botanistes d'importance sont par exemple Aimé Bonpland ou Eugénius Warming.
Vers 1850 une rupture a lieu avec la parution de l'ouvrage de Charles Darwin sur l'origine des espèces : on passe des représentations mécaniques et répétitives à des représentations biologiques, organiques, et donc évolutives.
Wallace, contemporain et concurrent direct de Charles Darwin, proposa le premier une " géographie " des espèces animales. Plusieurs auteurs s'aperçoivent à l'époque que les espèces ne sont pas indépendantes les unes des autres, et les regroupent en espèces végétales, espèces animales, puis plus tard, en communautés d'êtres vivants ou biocénose. Ce terme sera inventé en 1877, par Karl Möbius.
Au XIXe, les investigations s'enrichissent de connaissances acquises en chimie par Lavoisier et de Saussure qui étudient notamment le cycle de l'azote.
Dans les années 1920, Vladimir Ivanovitch Vernadsky, géologue russe réfugié en France, précise la notion de biosphère dans son ouvrage La biophère (1926) et décrit les principes fondamentaux des grands cycles biogéochimiques. Il requalifie alors la biosphère comme étant l'ensemble des écosystèmes.
Par ailleurs, les premiers dégâts écologiques sont reportés au XVIIIe siècle, lorsque la multiplication des colonies est la cause de déforestation. Dès le XIXe siècle, avec la révolution industrielle, des doutes de plus en plus pressants naissent quant aux impacts des activités anthropiques sur l'environnement. Le terme écologiste apparait dès la fin du XIXè siècle.
Au cours du XIXè, la géographie botanique et la zoogéographie vont constituer les bases de la biogéographie.
La biogéographie, qui dresse l'état des lieux des espèces, est généralement considérée comme une science qui ne peut être confondue avec l'écologie; elle cherche à expliquer les raisons de la présence des espèces en un endroit donné.
C'est en 1935 que Arthur Tansley, écologiste britannique, appelle écosystème, le système interactif qui s'établit entre la biocénose (l'ensemble des êtres vivants) et le biotope (leur milieu de vie). L'écologie devient alors la science des écosystèmes.
À partir de la Seconde Guerre mondiale, la menace nucléaire, l'industrialisation, les conséquences des pollutions, le gaspillage des ressources naturelles par les pays industrialisés et la croissance exponentielle de la démographie des pays du tiers-monde pose de plus en plus le problème de la place et du rôle de l'Homme sur la Terre et sont à l'origine de la sous discipline de l'écologie appelée écologie humaine.
La vision de "Gaïa", symptomatique d'une époque, avancée par James Lovelock, compare la Terre à un seul et même macro-organisme dans son ouvrage La Terre est un être vivant.
L'écologie humaine est apparue dans les années 1920, par le biais de l'étude de successions végétales dans la ville de Chicago.
Elle est devenue un champ d'étude distinct dans les années 1970. L'homme, colonisateur de tous les continents, est désormais reconnu comme un facteur écologique majeur. Il modifie grandement son environnement, par le biais du développement de son habitat (en particulier le développement urbain), du développement de la pêche, ainsi que des activités agricoles et industrielless.
L'écologie humaine est la partie de l'écologie qui étudie l'espèce humaine, l'activité organisée de cette espèce, et son environnement.
Par ailleurs, une philosophie issue de l'écologie, et applicable aux sociétés humaines s'est développée, l'écologisme.
Enfin, l'écologie politique est apparue dans les années 1920; Elle consiste à appliquer la science écologique à la politique et à la gestion de la cité.
L'UNESCO a lancé en 1971 le programme de recherche Man and Biosphere, dans un objectif d'amélioration des connaissances sur les rapports mutuels entre l'homme et la Nature. Quelques années plus tard le même organisme définit la notion de réserve de biosphère.
En 1972, la première conférence internationale des Nations Unies sur l'environnement humain eu lieu à Stockholm, préparée parmi autres experts, par René Dubos. C'est à l'occasion de cette conférence que fut consacré le slogan penser globalement, agir localement.
Les derniers évènements majeurs dans le domaine de l'écologie, furent le développement des notions de biosphère et l'apparition des termes diversité biologique puis de biodiversité dans les années 80. Ces trois termes furent consacrés au cours du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992. A cette occasion, le concept de biosphère fut reconnu par les grands organismes internationaux, et le risque de perte de biodiversité reconnu.
Enfin, les dangers auxquels la biosphère se retrouve confrontés, furent en particulier reconnus d'un point de vue international à Kyoto, en 1997. En particulier, cette conférence mis en évidence l'augmentation de l'effet de serre liée à la concentration croissante des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, entrainant des modifications climatiques globales. A cette occasion, il fut reconnu l'importance de considérer l'écologie d'un point de vue global, à l'échelle mondiale, et de prendre en compte l'impact de l'espèce humaine.
Pour beaucoup, l'écologie fait partie des sciences biologiques de base qui concernent l'ensemble des êtres vivants. Il existe en biologie divers niveaux d'organisation, celui de la biologie moléculaire (qui traite des acides nucléiques), de la biologie cellulaire, la biologie des organismes (au niveau individu et organisme), l'étude des populations, l'étude des communautés, les écosytèmes et la biosphère.
Le domaine de l'écologie en regrouperait les dernières catégories. En effet, elle est une science holistique qui étudie non seulement chaque élément dans ses rapports avec les autres éléments, mais aussi l'évolution de ces rapports selon les modifications que subissent le milieu, les populations animales et végétales. Ces rapports sont décrits du plus petit niveau jusqu'au niveau le plus global. Certaines de ces sous disciplines sont :
Le premier principe de l'écologie est que chaque être vivant est en relation continuelle avec tout ce qui constitue son environnement. On dit qu'il y a un écosystème à chaque fois qu'il y a interaction entre des organismes et un milieu.
L'écosystème est composé de deux entités, l'ensemble des êtres vivants (appelée biocénose) et le milieu (appelé biotope). Au sein de l'écosystème, les espèces ont entre elles une dépendance alimentaire, et échangent entre elles et avec leur milieu, de l'énergie et de la matière.
La notion d'écosystème peut s'appliquer à des portions de dimensions variables, un étang, un champ ou un bout de bois mort. Une unité de taille inférieure est appelée un microécosystème. Il peut, par exemple, s'agir d'une pierre retournée et de toute la vie qui se cachait dessous. Un mésoécosystème pourrait être une forêt, et un macro-écosystème une région et son bassin versant.
Le biotope, ou milieu de vie, est caractérisé par un ensemble de paramètres géologiques, géographiques et climatologiques, que l'on appelle facteurs écologiques abiotiques :
La biocénose se caractérise par des facteurs écologiques biotiques, de deux types : les relations intraspécifiques et interspécifiques.
Les relations intraspécifiques sont celles qui s'établissent entre individus de la même espèce, formant une population. Il s'agit de phénomènes de coopération ou de compétition, avec partage du territoire, et parfois organisation en société hiérarchisée.
Les relations interspécifiques, c'est à dire celles entre espèces différentes, sont nombreuses et décrites en fonction de leur effet bénéfique, maléfique ou neutre (par exemple, la symbiose (relation ++) ou la compétition (relation --)). La relation la plus importante est la relation de prédation (manger ou être mangé), laquelle conduit aux notions essentielles en écologie de chaine alimentaire (par exemple, l'herbe consommée par l'herbivore, lui-même consommé par un carnivore, lui même consommé par un carnivore de plus grosse taille). La niche écologique est ce que partagent deux espèces quand elles habitent le même milieu et qu'elles ont le même régime alimentaire.
Les interactions existantes entre les différents êtres vivants s'accompagnent d'un brassage permanent de substances minérales et organiques, absorbées par les êtres vivants pour leur croissance, leur entretien et leur reproduction, et rejetées comme déchets. Ces recyclages permaments des éléments (en particulier le carbone, l'oxygène et l'azote) ainsi que de l'eau sont appelés cycles biogéochimiques.
Ces divers cycles et les relations entre êtres vivants confèrent à la biosphère un pouvoir régulateur. Cette autorégulation, en particulier due à des phénomènes de feedback négatif, assure la pérennité des écosystèmes et se manifeste par une très grande constance du taux des divers élements présents dans chaque milieu. On parle d'homéostasie.
les écosystèmes ne pas isolés les uns des autres, mais interdépendents. Par exemple, l'eau circule de l'un à l'autre par le biais de rivière ou de fleuve.
Le biome constitue une formation écologique d'aspect homogène sur une vaste surface (par exemple, la tundra ou la steppe).
Les biomes correspondent assez bien à des subdivisions réparties latitudinalement, de l'équateur vers les pôles, en fonction du climat et des adaptations des espèces au froid et/ou à la sécheresse. Ces divisions sont assez schématiques mais globalement, latitude et altitude permettent une bonne représentation de la répartition de la biodiversité au sein de la biosphère. Très généralement, la richesse en biodiversité, tant animale que végétale, est décroissante depuis l'équateur jusqu'aux pôles.
Un autre mode de représentation est la division en écozone, laquelle est aujourd'hui très bien définie et suit essentiellement les bordures continentales. Les écozones sont elles-même divisées en écorégions, quoique la définition de leurs contours soient plus controversée.
La biosphère est la sphère du vivant, alors que la biodiversité en est la diversité. La sphère est le contenant, alors que la diversité en est le contenu.
La Terre, vue d'un point de vue écologique, est constituée de plusieurs compartiments, l'hydrosphère (ou sphère de l'eau), la lithosphère (ou sphère du sol) et l'atmosphère (ou sphère de l'air). La biosphère, parfois qualifiée de quatrième enveloppe, est la partie de la planète sur laquelle la vie s'est développée. Il s'agit d'une couche superficielle très mince, qui descend jusqu'à 11000 mètres de profondeur jusqu'à environ 15000 mètres d'altitude (certaines spores, des microorganismes), bien que la majorité des espèces vivantes vivent dans la zone située de -100 mètres à +100 mètres.
La vie s'est tout d'abord développée dans l'hydrosphère, à faible profondeur, dans la zone photique. Des êtres pluri-cellulaires sont ensuite apparus et ont pu coloniser également les zones benthiques. La vie terrestre s'est développée plus tardivement, après que se fut formée la couche d'ozone protégeant les êtres vivants. Les espèces terrestres vont d'autant plus se diversifier que les continents vont se fragmenter, ou au contraire se réunir.
La biosphère contient de grandes quantités d'éléments tels que le carbone, l'azote et l'oxygène. L'eau, également, est un constituant fondamental, et d'autres éléments, tels que le phosphore, le calcium, le potassium sont indispensables à la vie.
Au niveau des écosystèmes et de la biosphère, il existe un recyclage permanent de tous ces éléments, qui alternent l'état minéral et l'état organique.
La biodiversité est également une notion essentielle de l'écologie.
La survie de la biodiversité est la condition sine qua non pour la survie de la biosphère, d'où la multiplication de conférences relatives à la biodiversité.
Pour comprendre le fonctionnement de la biosphère, et les dysfonctionnements liés à l'activité humaine, des scientifiques américains ont réalisé, sous serre, un modèle réduit de la biosphère, appelée Biosphère II.
Il est possible d'appliquer la définition de Haeckel à l'espèce humaine et de définir l'écologie humaine comme étant la partie de l'écologie qui étudie l'espèce humaine, l'activité organisée de cette espèce, et son environnement.
L'écologie humaine a plusieurs objectifs.
Tout d'abord, elle consiste à étudier une espèce, l'homme, qui constitue en elle-même un écosystème.
Ensuite, elle considère l'environnement de vie de l'espèce humaine, à diverses échelles (par exemple, en étudiant l'homme et l'écosystème urbain - la ville). Alors qu'il a longtemps été négligé par les écologistes, l'écologie humaine considère l'homme comme un facteur écologique nouveau et étudie l'impact de son activité sur son environnement de vie, et en retour l'impact des modifications de son environnement sur l'homme lui-même (par exemple, les conséquences de la crise de Tchernobyl sur la santé humaine).
L'espèce humaine se différencie des autres espèces vivantes à différent titres
Le corps humain peut être assimilé à un biotope, c'est-à-dire un milieu défini par un ensemble de conditions physico-chimiques. Il est constitué d'un squelette et d'un ensemble d'organes, de systèmes de communication entre ceux-ci.
Ce corps humain est un milieu de vie pour tout un ensemble d'êtres vivants. Sur la peau, dans le système digestif, dans les cheveux, cohabitent de nombreuses bactéries (certaines symbiotiques, d'autres commensales, voir parasites), des insectes (tels que les poux, les puces), des acariens, des vers (ténias, ascaris...).
Selon la terminologie écologique, l'ensemble des êtres vivants (la biocénose) et son milieu de vie (le biotope) constituent un écosystème. Cet écosystème - l'organisme humain - doit maintenir de nombreuses caractéristiques constantes (ou dans certaines limites) ou presque constantes afin d'assurer la survie des différents êtres vivants; on parle d'homéostasie. Par exemple
L'environnement de vie de l'homme lui-même est plus difficile à décrire. Certains auteurs, comme Michel Lamy, ont proposé l'idée d'enveloppes écologiques, certaines naturelles, d'autres artificielles (i.e., fabriquées par l'homme), les unes individuelles, d'autres sociales, voire globales.
Les enveloppes individuelles sont celles constituant l'environnement d'un individu unique. Ce sont tout simplement
La ville est une enveloppe supplémentaire, elle est devenue le milieu de vie d'environ 50% de la population humaine. La ville (qui peut devenir mégalopole) est une sorte de macro-écosystème organisé par l'homme, constitué par trois grand types de zones, les lieux d'habitation, les lieux de travail, et les lieux de divertissement, généralement isolés les uns des autres. Les urbanistes ont ainsi définis les zones d'habitation, les espaces verts, les zones industrielles, les zones commerciales...et les zones de circulation (tel que périphériques) permettant de passer des unes aux autres.
Enfin, l'homme faisant partie de la diversité du vivant, est partie constituante de la biosphère, qui est elle-même une enveloppe de vie, localisée dans les enveloppes terrestres (lithosphère, atmosphère et hydrosphère).
L'homme a essentiellement colonisé la lithosphère, mais il faut noter qu'environ 50% de la population humaine vit dans les zones de contact entre terre et océans, très riches en nourriture, faciles à exploiter ou facilitant les communications. Les villages, les villes sont souvent construits le long des cours d'eau. L'hydrosphère est exploitée par l'homme essentiellement pour la pêche et la circulation maritime. La lithosphère ou la pédosphère (zone de sol) sont exploitées pour l'agriculture et les ressources minières.
L'atmosphère enfin, est une enveloppe essentielle à la vie humaine, en ceci qu'elle constitue un milieu respiratoire.
Si l'homme, comme tout autre espèce vivante du globe, a besoin d'un certain milieu de vie pour vivre et se développer, il est aussi la seule espèce dont l'activité a une influence majeure sur son milieu de vie.
De nombreux événements récents ont mis en évidence des problématiques diverses affectant la planète.
Un des problèmes les plus cités est celui relatif au risque de réchauffement global lié à l'effet de serre.
Parmi les autres problèmes globaux, on peut citer le trou de la couche d'ozone (ayant aboutit à la suppression des CFC ou les pluies acides liées aux émissions de soufre.
La destruction de ces milieux naturels, accompagnés de la dégradation des sols ont eu un impact sur la biodiversité (flore et faune), entrainant la disparition ou la raréfaction de nombreuses espèces, telles que le loup, l'ours brun, le bison, le lynx. Cependant, d'autres espèces ont pu propérer dans les nouvelles niches écologiques.
Le développement des villes a réduit les aires de répartition des espèces, mais a pu en favoriser d'autres (présence de parcs et jardins)). Certaines espèces animales ont mis à profit l'existence des gares, des églises, des souterrains. Cependant, de nombreux animaux disparaissent écrasés sur les autoroutes, noyés dans les canaux, ou assommés contre des vitres.
Des marais salants ont été éliminés dans le cadre de la lutte contre les moustiques et pour le développement touristique.
Dans de nombreuses contrées, la nature originelle a été remplacée par un milieu modifié par l'homme. Ainsi, en Europe, la majeure partie des forêts hercynienne a été défrichée et remplacée par des cultures intensives, des lacs artificiels aménagés, des landes plantées.
Dans d'autres pays à sol fragile, telle que l'Amazonie, la déforestation de la forêt Amazonienne à fin de culture, aboutit fréquemment à des situations de désertification. En effet, les sols amazoniens sont assez pauvres et régulièrement abandonnés 3 à 4 ans après le défrichage.
Parmi les questions les plus pressantes figurent celles portant sur la disponibilité en eau et plus particulièrement en eau potable. La démographie galopante est à l'origine, localement, de surpopulation, elle entraine d'une part des besoins croissants en eau (également lié à une augmentation de la qualité de la vie) et d'autre part des difficultés croissantes à gérer les pollutions de l'eau qui ne peuvent plus être prises en compte par le milieu naturel.
De façon similaire se pose le problème croissant de la gestion des déchets, en particulier dans les pays industriels.
La catastrophe de Tchernobyl en 1986 fut à l'origine de l'abandon de grandes surfaces arables, de déplacement massifs des populations, de cancers plus nombreux dans les populations locales et de la mort de très nombreux animaux.
Enfin, des catastrophes maritimes récurrentes aboutissent à la pollution du milieu marin et des littoraux lors des dégazages ou largages d'hydrocarbures (voir Amoco cadiz par exemple).
Ces dernières années ont vu l'émergence de mouvements et de partis politiques " écologistes . Il est important de tracer une différence fondamentale entre ces courants politiques et idéologiques et la science de l'écologie.
Certains ont souhaité définir l'écologie par rapport à l'humain, comme l'analyse de l'interaction complexe entre l'environnement (milieu de vie de l'humanité) et le fonctionnement économique, social, éthique et politique des communautés humaines. Cette définition permet d'aborder le thème de l'écologie politique telle que développée par Alain Lipietz.
D'une façon générale, les États et les citoyens admettent de plus en plus la nécessité de respecter les lois de la nature, même si cela implique une évolution d'un état d'esprit et d'une manière de vivre. L'écologie moderne permet de définir scientifiquement les mesures à prendre pour la protection de la nature, telle que création de parcs nationaux et de réserves naturelles, de banques de semences, et de promouvoir des lois et des conventions internationales destinées à protéger la faune, la flore et les milieux naturels.
Les précurseurs de l'écologie
La géographie botanique et Alexander von Humbolt
La notion de biocénose - Darwin et Wallace
La notion de biosphère - Eduard Suess et Vernadsky
Après observation du fait que la vie ne se développe que dans des limites très précises au sein des trois compartiments que constituent l'atmosphère, l'hydrosphère et la lithosphère, le géologue autrichien Eduard Suess propose le terme biosphère en 1875. Suess propose d'appeler biosphère cette enveloppe de vie, caractéristique de la Terre, qui englobe la flore, la faune, les minéraux, les cycles de la matière, etc.La notion d'écosystème et Arthur Tansley
L'hypothèse Gaia et James Lovelock
Bien que controversée, l'hypothèse Gaïa permit de diffuser un certain "souci écologique" au sein du grand public, lui permettant de prendre conscience que la Terre-mère, Gaïa, était malade des hommes et de leur activité. D'un point de vue scientifique, cette hypothèse situe la nouvelle vision de l'écologie comme étant une vision globale de la biosphère et de la biodiversité.L'écologie humaine
Des études puis un enseignement de l'écologie humaine se met en place, avec participation d'anthropologues, d'architectes, de biologistes, de démographes, d'écologistes, d'ergonomes, d'ethnologues, d'urbanistes et de médecins.L'écologie globale
Les principes fondamentaux de l'écologie
Les différentes disciplines
Ce qui est appelé écologie est donc en réalité un ensemble, les sciences écologiques. Elles rassemblent un assez grand nombre de disciplines, plus ou moins indépendantes, telles que la géologie, la biochimie, la géographie, la pédologie, la physique etc...
La notion d'écosystème
La notion d'homéostasie
La biocénose est un ensemble de populations d'êtres vivants, plantes, animaux, microorganismes. Chaque population est le résultat des procréations entre individus d'une même espèce et cohabitant en un lieu et en un temps donné. Lorsqu'une population présente un nombre insuffisant d'individus, l'espèce risque de disparaitre, soit par sous-population, soit par consanguinité. Une population peut se réduire pour plusieurs raisons, par exemple, disparition de son habitat (destruction d'une forêt) ou par prédation excessive (telle que la chasse d'une espèce donnée).
L'écosystème lui-même, tend à évoluer vers un état d'équilibre idéal, atteint après une succession d'évènements, le climax (par exemple un étang peut devenir une tourbière).
Les biomes
Le milieu liquide lui même définit des écosystèmes. Certaines espèces, telles les saumons ou les anguilles d'eau douce passent d'un système marin à un système d'eau douce et vice-et-versa. Ces relations entre les écosystèmes a amené à proposer la notion de biome.
L'ensemble des biomes, ou ensemble des lieux où la vie est possible (depuis les plus hautes montagnes jusqu'aux abysses) constitue la biosphère.La biosphère et la biodiversité
En effet, le fonctionnenement des écosystèmes est essentiellement basé sur la conversion de lénergie solaire en énergie chimique, grâce à la photosynthèse. Cette dernière aboutit à la libération d'oxygène, lequel permet aux êtres évolués (comme les mammifères) de dégrader les sucres par la respiration cellulaire, libérant ainsi de l'eau et du gaz carbonique. Ainsi, l'activité des êtres vivants est à l'origine de la constitution spécifique de l'atmosphère terrestre, la circulation des gaz étant assurée par de grands courants aériens.
Ces cycles biogéochimiques confèrent à la biosphère une stabilité durable, tout du moins en dehors des interventions humaines et des phénomènes géoclimatiques exceptionnels.
Le climat est l'un des facteurs principaux de biodiversité : il se répartit selon des cercles suivant les parallèles. On parle, pour des écosystèmes forestiers, de "grands biomes".
Le milieu (aquatique, terrestre, montagnard) constitue également un facteur important de biodiversité : on trouve en mer des plantes aquatiques seulement dans la partie photique (où la lumière pénètre), tandis qu'on trouve principalement des conifères en milieu montagnard.L'écologie humaine
Assimilation de l'homme à un écosystème
Tous ces équilibres sont sous la contraintes d'hormones produites par le système grâce à des systèmes sensoriels compliqués. Comme un écosystème, l'homme naît, grandit, atteint son état d'équilibre - le climax - et décline (sénescence).L'environnement de l'homme
Les enveloppes sociales sont celles qui protègent des groupes humains, plutôt que des individus isolés. Il s'agit par exemple de maisons. Dans certains pays, elle assure la protection des hommes, mais aussi des animaux domestiques et des grains. Dans les pays développés, du simple abri au départ, la maison est devenu lieu de travail et de loisir (ce qui isole l'individu ou le groupe des autres humains). La maison est un système en lui-même, qui consomme eau, énergie, nourriture et qui rejette de l'eau polluée, des déchets, de la fumée.L'action de l'homme sur son environnement de vie
Les crises écologiques
Les modifications atmosphériques
La diminution de la biodiversité
La déforestation
Les espèces exotiques
Une autre conséquence du développement de la présence humaine sur le globe est l'influence de l'introduction d'espèces exotiques, entrant en compétition avec les espèces locales (telles que la petite tortue de Floride offerte aux enfants, ensuite relachée dans la nature, ou l'algue caulerpa taxifolia en Méditerranée, ou encore l'invasion des lapins en Australie). Ces introductions furent souvent involontaires, disséminées par des bateaux ou avions. Certains craignent également l'influence que pourrait avoir la mise en culture de plantes génétiquement modifiées.La disponibilité en eau
Les déchets
Les pollutions industrielles
Écologie politique
Pour marquer cette distinction fondamentale, on appelle écologisme le premier objet, et écologie le second.Voir aussi






