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Affixe

En linguistique, un affixe (du latin ad-fixus > affixus, « (qui est) fixé contre ») est un morphème non-autonome qui s'adjoint au radical d'un mot.

Table of contents
1 Valeur des affixes
2 Place des affixes
3 Affixes séparables et tmèse

Valeur des affixes

Les affixes sont principalement de deux natures :

Place des affixes

Selon leur place par rapport au radical, les affixes se subdivisent en plusieurs types :
Il existe d'autres types de placements qui ne concernent plus vraiment une vision morphématique de la question mais considèrent que la flexion interne fait aussi partie des affixes : Enfin, dans les langues indo-européennes surtout, il existe des préfixes flexionnels, souvent invariables, fonctionnant en paire avec des désinences normales ; on les nomme augments : en grec, par exemple (mais aussi en sanskrit), certains temps du passé, comme l'imparfait, se construisent au moyen de l'augment syllabique ἐ- /e/ et des désinences voulues, comme dans -λάμϐαν-ον /e-lámban-on/ « je prenais ». Dans les verbes à initiale vocalique, l'augment est assyllabique et consiste en un allongement de la première voyelle radicale (on parle d'un augment temporel ; c'est un cas de flexion interne) : ainsi en sanskrit, l'imparfait du verbe aś- « manger » (construit avec un infixe alternant -nā- / -nī-) est āś-nā-m.

Affixes séparables et tmèse

Dans certaines langues, les affixes peuvent être reliés étymologiquement à des morphèmes autonomes comme des prépositions, c'est-à-dire étymologiquement des adverbes. C'est le cas dans nombre de
langues indo-européennes. De sorte, il est parfois possible de leur rendre leur fonctionnement autonome en les séparant du radical : on parle alors d'une tmèse, du grec τμῆσις /tmêsis/ « coupure »). En grec ancien, la tmèse est assez rare et se limite surtout à des états anciens de la langue, quand la distinction entre affixe et adverbe n'était pas encore nette : ainsi, chez Sapphô
Ἔσπερε [...] φέρεις ἄπυ μάτερι παῖδα
« Étoile vespérale, tu ramènes l'enfant à sa mère ».

L'auteur utilise φέρεις... ἄπυ au lieu de ἀπύφερεις. Le préfixe ἀπύ- « (de) loin » est séparé du thème verbal φέρεις « tu transportes » et redevient grammaticalement mais non sémantiquement une préposition autonome. Un contresens ferait traduire par « tu mènes l'enfant loin de (ἀπύ-) la mère », en considérant que ἄπυ est une préposition ayant pour régime μάτερι « (à) la mère » ; on aurait dans ce cas ἀπὺ μάτερι « loin de sa mère » (noter la différence d'accentuation). Il faut donc faire de ἀπύ- un préfixe détaché du radical pour obtenir le sens, plus convaincant dans le reste de la phrase, de ἀπυφέρεις, c'est-à-dire « tu ramènes (de loin) ». Les tmèses sont aussi fréquentes chez Homère : τίθει... πάρα au lieu de παρατίθει « il place à côté, il offre ».

Ce cas de figure est cependant régulier dans certaines langues germaniques comme l'allemand où les « particules séparables » sont plus nombreuses que les inséparables (liste fermée : zer-, be-, er-, ge-, miß-, ent-, emp- et fer-). La position du préfixe, collé au verbe ou séparé, est régie par des règles strictes : an-ziehen « tirer » mais ziehe den Vorhang an « tire le rideau », par opposition à er-lagen « succomber » / er erlag seinem Wunden « il succomba à ses blessures ».

La mobilité relative du préfixe dans certaines langues indo-européennes est un reliquat lointain d'une langue, l'indo-européen, dans laquelle les prépositions et les préfixes étaient d'anciens adverbes.

Poussé plus loin, le raisonnement permet de penser que les désinences flexionnelles elles aussi sont issues d'anciennes formes autonomes, ce que des langues très anciennes comme le grec d'Homère et le sanskrit du Rig Veda confirment en partie. Ainsi, la différence principale qui existe entre les langues agglutinantes et les langues flexionnelles — à savoir l'identité du radical, le non-syncrétisme des affixes et leur capacité à ne pas saturer directement un radical (c'est-à-dire la possibilité de s'agglutiner les uns aux autres) — se trouve réduite si l'on considère que l'existence de langues flexionnelles est peut être le résultat de l'évolution d'états plus anciens, qui rejoignent le type agglutinant. Certaines désinences reconstruites de l'indo-européen montrent en effet des liens implicites avec d'autres types de suffixes : c'est le cas pour le celui de formation de mots féminins que l'on écrit *-ih2 (on lit « /i/ laryngale 2 ») et qui donne en grec des noms principalement féminins en -ια /ia/, équivalents aux noms latins surtout féminins en -ia et en sanskrit aux noms féminins en (résultat phonétique attendu de *-ih2). Ce suffixe devient dans les langues en question une désinence, celle de nominatif singulier féminin (sauf pour quelques cas). Étymologiquement, ce n'est qu'un suffixe de formation de noms dérivés d'un masculin indiquant la possession.




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